Rue Pasteur...

...est le premier court-métrage réalisé par la toute petite équipe de « Silence ...on tourne ! » (l'ancien nom de « Aux films de l'Erdre ») durant la saison 2006/2007.

 


Cliquez sur la vidéo pour lancer la lecture

 

La génèse

Après la réalisation des « Grands pères de l'Erdre » en 2005 avec la MCLA44, quelques personnes se sont retrouvées pour réfléchir à un nouveau projet.
Très vite, le quartier Pasteur qui devait subir de profondes évolutions est pris pour thème. Initialement l'idée est de faire un documentaire... mais finalement c'est une forme de fiction qui emporte les suffrages.
Courant 2006, le scénario et les dialogues sont écrits par Pierre Lécureuil, avec l'aide d'Hervé David et de Lucie Possémé, tous deux professionnels dans le domaine du théâtre et du cinéma.
Pourquoi ce nom « Rue Pasteur » ? C'est une rue bien connue de Sucé sur Erdre... C'est aussi la rue de la grand-mère de l'héroïne de ce court.

L'histoire

« Gwen enquête sur la vie de sa grand-mère qu'elle n'a pas beaucoup connue et qui a vécu à Sucé sur Erdre ; ses recherches vont l'amener dans l'îlot Pasteur où elle rencontre un personnage qui a très bien connu sa grand-mère... ».

Les préparatifs

Ensuite, est venu le temps du découpage du scénario en 9 séquences, en essayant de respecter les règles de l'écriture cinématographique, ce qui n'est pas évident quand on débute.
En même temps, des tests techniques (caméra, éclairage, son) ont lieu en s'appuyant beaucoup sur nos matériels personnels et l'aide d'Alain Lucas.
Côté acteurs, nous avons eu la chance d'avoir le concours de membres de compagnies de théâtre de Sucé sur Erdre (Juluherikima, Compagnie de la Rivière et de Théâtrenfance), et aussi des habitants de l'îlot Pasteur ; 15 personnes ont joué.
La répétition générale du 14 avril 2007 permit de nous mettre à peu près au point (mais au tournage, il a fallut improviser parfois...) et se termina dans la bonne ambiance à l'Auberge Fleurie...

de gauche à droite : Jean Luc, Hervé, Henri, Lucie, Jean Pierre, Annick et Quentin

Le tournage

Pendant 3 jours (8, 12 et 13 mai 2007), avec une météo malheureusement mauvaise, dans le bourg (Mairie, îlot Pasteur, Auberge Fleurie, tour Gaillard, les quais) et aussi à la Baraudière et à la Bénatière.

................

3 jours un peu fous et intenses où chacun donna le meilleur de lui-même dans la bonne humeur.

.................................

Pour 150 plans à filmer, plus de 400 prises ont été réalisées, ce qui représente environ 3 heures 30 d'enregistrement.

...............

Puis, un long et difficile travail de montage qui montra petit à petit le résultat de notre labeur.
Long, car sur plusieurs mois; difficile, car beaucoup de plantages dus à des logiciels instables.

Le résultat

Malgré toutes les difficultés rencontrées, les réalisateurs - Pierre Lécureuil, Bernard Racineux et Quentin Roques - sont quand même satisfaits du résultat.
Résultat imparfait parfois au niveau du son et de l'image, mais c'était notre premier essai.
Cela a été une école du courage pour tenir bon face à l'adversité dans un projet un peu fou et surtout celle de l'entraide entre passionnés de court-métrage et de vidéo.

La première diffusion en public

Nous étions environ une quarantaine de personnes à avoir répondu présent à l'invitation de "Silence...on tourne !" pour la présentation de notre 1er court métrage, à la salle Saint Etienne à Sucé sur Erdre.

Après la projection du film, les commentaires des uns et des autres avec l'équipe technique furent riches et encourageants : tout d'abord une grande surprise du public pour la qualité du travail malgré la petitesse des équipements en notre possession, l'originalité du scénario, le jeu des acteurs (notamment pour Lucie Possémé), l'absence de temps mort dans le découpage, la qualité de la musique du film, l'esthétique de certaines scènes, dont la lecture du poème à la Baraudière.
Le making of fut également très apprécié et les rires dans la salle ont fusé plusieurs fois.

Il était touchant de voir présent presque tous les habitants du bourg qui avaient bien voulu participer au tournage. C'est une démarche un peu identique à celle des « Grands Pères de l'Erdre ».

Bernard et Quentin ont remis à Pierre une "1664 d'Or" et un "diplôme" en clin d' oeil au tournage et à nos longues et parfois laborieuses soirées de montage.

Un vin pétillant clôtura la soirée et chacun resta longtemps à échanger.
Enfin, était venu le temps du départ, après avoir rangé tout le matériel.
Au dehors, la nuit scintillait avec toutes ses étoiles, comme autant de projections de courts métrages.


Imprimer cette page